Dominique Strauss-Kahn allait être candidat dans un mois pour la primaire socialiste, probablement être choisi en octobre pour représenter ce parti et tout aussi probablement être élu président de la République en 2012.
Pendant cinq ans, notre nouveau monarque aurait pu se livrer encore plus allègrement que Berlusconi à ses menus plaisirs. La constitution précise en effet que le président de la République ne peut « faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite. » Il ne pourrait être inquiété qu’en cas de haute trahison, ce qui n’est manifestement pas le cas.
La police new-yorkaise vient de mettre fin à cette trajectoire, mais pas forcément à tout danger : quelle est la psychologie d’un homme ou d’une femme qui dispose d’un pouvoir absolu ? Le problème, ça n’est pas Strauss-Kahn, c’est que nous nous livrions pendant cinq ans au bon vouloir d’une personne que rien ne limite.