Comme le disait si bien madame Christine Lagarde, pour justifier son salaire devant l’Assemblée nationale le 20 janvier, « Il faut se rendre à la réalité : il y a un marché, des concurrents, un monde qui a changé ! »
C’est que nous sommes tous logés à la même enseigne [1]. Les ouvriers doivent aligner leur salaire sur celui des Roumains ou des Chinois. Sinon, leurs emplois vont partir.
Pour les patrons, c’est pareil. Ils sont soumis au marché international : il faut aligner leurs rémunérations sur ce qui ce fait de mieux à l’étranger. Sinon, ils vont partir.
Car n’oubliez pas : avant d’être PDG d’EDF, Henri Proglio était PDG de Veolia. Veolia, avant, ça s’appelait Vivendi. Et Vivendi, c’était Jean-Marie Messier, un autre de nos patrons prodiges. On n’a pas été assez gentils avec lui. Résultat ? Jean-Marie Messier est maintenant un des administrateurs de Rentabiliweb, une société belge. Quelle perte !
C’est comme Bernard Tapie, encore un de nos patrons de génie, qui aurait presque failli songer à émigrer s’il avait parlé anglais. Quelle perte !
N’en doutez pas, les patrons des plus grandes entreprises internationales sont en réalité des Français sous un pseudonyme. Le vrai nom du patron d’Amazon, Jeffrey Preston Bezos, c’est en réalité Geoffroy Besace. Le patron d’Apple, Steve Jobs, s’appelle Étienne Boulots et celui de Microsoft, Bill Gates, n’est autre que Guillaume Portes.

- Coréens priant devant une effigie d’Henri Proglio
De Corée, j’apprends que l’on prie dans les temples pour qu’Henri Proglio accepte le poste de PDG de Kepco. Nous ne pouvons pas laisser faire une chose pareille. Françaises, Français ! Gardons nos patrons ! Envoyez vos chèques à Henri Proglio, EDF, 22-30, avenue de Wagram, 75008 Paris, avec la mention : Pour rester en France !
