En mai dernier, l’Ifop a posé la question suivante : « Globalement, quel est votre état d’esprit face à la situation économique et sociale actuelle de la France ? »
Près d’un Français sur deux (48%) s’est déclaré révolté, près d’un tiers (30%) résigné. L’indifférence chute : elle est passée de 11% en septembre à 4% en mai. La révolte est majoritaire même chez les cadres supérieurs (36%), juste devant la résignation (35%).
Quand on arrive à un tel niveau de mécontentement, le moindre incident peut déclencher une révolte, voire un mouvement révolutionnaire. Dans ce cas, les résignés risquent de l’être un peu moins et de rejoindre les révoltés. La contestation de la corruption et l’exigence de démocratie ne sont pas réservés aux pays arabes, au Portugal, à l’Espagne ou à la Grèce.
Pour qu’un tel mouvement débouche sur quelque chose de meilleur que ce que nous vivons actuellement, il est grand temps de penser la suite et de la préparer.