Alternative Démocratique
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Démocratiser la société française

dimanche 22 mai 2011, par Rémi Castérès

Jusqu’à la fin du vingtième siècle, la vie politique en France a été marquée par l’opposition entre la droite et la gauche. La droite affirmait la supériorité du système capitaliste, rebaptisé de libre-échange, tandis que la gauche se donnait pour but l’établissement d’une société socialiste.

L’échec des nationalisations en 1981-1982, l’effondrement du système soviétique quelques années plus tard ont sonné le glas des utopies socialistes. Il ne restait plus qu’un combattant dans l’arène, c’était la « fin de l’histoire ». Au pouvoir, en France comme dans d’autres pays européens, la gauche se satisfaisait de mettre du baume sur les blessures infligées par le système capitaliste. Elle a accompagné la dérégulation, sans voir que ce système devenait de plus en plus instable faute de contrôles.

Instabilité telle que le capitalisme financiarisé s’est à son tour effondré en 2007, et les mythes sur lesquels il était bâti : l’autorégulation et l’efficacité. Le système a été sauvé de justesse par les États qu’il décriait, États qui se sont immensément endettés pour sauver les banques de la faillite et maintenir l’activité économique. Aujourd’hui, les financiers attaquent ces États qui ont volé à leur secours, en les accusant de dilapider l’argent public !

En bref, le socialisme a conduit à l’échec et le capitalisme financiarisé aussi. On voit mal comment on pourrait s’en sortir ! Soit les entreprises appartiennent à des individus, soit elles appartiennent à l’État. Pourtant, ces deux formules ont un point commun. Dans les deux cas, la direction appartient en fait à un tout petit groupe de personnes, la masse de la population étant tenue à l’écart.

Ce point commun permet d’envisager une piste qui n’a pas été explorée, ou seulement dans les mots : l’implication de la population dans la gestion de l’économie, ce qui implique une démocratisation profonde de la société. Que l’entreprise soit publique ou privée devient moins important.

L’article 2 de notre constitution affirme que le principe en est : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Si on considère que voter tous les cinq ans pour une personne qui disposera d’un pouvoir monarchique et qui prendra toutes les décisions, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple, alors, oui, la France est à l’opposé de la République Démocratique Allemande. Si on accepte de regarder les choses en face, on mesure le chemin à faire pour un « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

Je vais formuler quelques propositions pour une démocratisation profonde de notre société, séparées en plusieurs pages pour en faciliter la discussion.

Lire la suite : l’information

2 Messages de forum

  • Le vote blanc comme pivot de la démocratie 28 juillet 2011, par Bernard Lombard

    Le vote blanc n’est pas pris en compte, alors qu’il pourrait bouleverser sans violences, notre pseudo démocratie.

    Imaginez que le vote blanc soit subversif ! Oui, il suffit de le prendre en compte pour qu’il le devienne.

    Si aux prochaines élections, plus de la moitié des Français vote blanc … Cela voudra dire que la majorité des Français n’a pas confiance, ou en tout cas n’apprécie pas les propositions faites par les partis qui se présentent.

    Alors, il faudrait qu’en toute logique démocratique, on annule les élections, puisque personne n’a su convaincre la majorité. A partir de là, les nouveaux partis deviendraient prioritaires sur les anciens. Ce sont leurs idées qui seraient mises en lumière et discutées lors des nouvelles élections. Les anciens partis seraient ’’punis’’, puisqu’ils n’ont pas convaincu. Ainsi leur droit à se représenter leur serait refusé pendant toute une mandature, actuellement cinq ans. Ainsi ils seraient obligés de se remettre en question, obligés de réétudier leur doctrine, obligés de proposer une nouvelle manière de vivre ensemble.

    Ca irait bien aux Français du moment, ça : pas besoin de s’impliquer à fond, pas besoin d’aller crier dans la rue, pas besoin de prendre des risques. On vote tranquille, à bulletin secret, jusqu’à ce qu’un parti propose une idée qui surpasse les autres.

    On retrouve ici la loi du champion qui devient chef … jusqu’au jour où une autre idée le surclasse par le même moyen.

    Le vote blanc pourrait ainsi devenir le pivot et l’arbitre de nos démocraties, et assurer le renouvellement périodique de notre vie politique.

    Bernard Lombard

    P.S : ces derniers temps, j’ai mis en place deux blogs : http://reversavie.over-blog.com pour que chacun puisse reprendre sa liberté, pour remettre l’humain au centre de notre société. http://mecreant.canalblog.com pour montrer la réalité des religions monothéistes à partir d’une analyse fine de la bible, des évangiles et du coran J’ai aussi publié Vivre ses rêves : http://www.societedesecrivains.com/…

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    • Le vote blanc comme pivot de la démocratie 17 août 2011, par Rémi Castérès

      Je suis d’accord avec vous, le vote blanc devrait être pris en compte. De là à en faire le pivot de la démocratie…

      Aucun truc, aucune astuce ne rendront au peuple français la liberté et la souveraineté dont il s’est laissé déposséder sans s’émouvoir. Ceux qui se sont emparé du pouvoir, l’UMP et le Parti Socialiste, ne le rendront pas de bonne grâce !

      La démocratie ne s’octroie pas, elle se conquiert. Pour revenir à la démocratie, et peut-être pour aller vers une démocratie beaucoup plus effective, il faudra que le peuple français y aspire.

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